Philippe Desmonts — peintre

Peintre  ·  Assencières  ·  depuis 1977

Philippe Desmonts

Du travail sur le motif à la matière : plus que le sujet représenté, c'est la peau de la peinture — striée, griffée, meurtrie — qui devient le sujet.

4 rubriques 1977 → aujourd'hui Atelier · Assencières, près de Troyes
L'orée, 2015, peinture de Philippe Desmonts
L'orée — 2015 · 8F · 46 × 38 cm

Rubrique

1978 — 1999

Rétro

Les vingt premières années : le travail sur le motif, les natures mortes et les guitares cubistes, les nus, puis la lente dissolution du sujet dans la matière.

Composition cubiste, 1978
Composition cubiste1978 · 20 × 30 cm
Guitare et étuis, 1979
Guitare et étuis1979 · 27 × 36 cm
Nature morte aux colonnes, 1979
Nature morte aux colonnes1979 · 45 × 60 cm
Verre et guitare, 1979
Verre et guitare1979 · 8P · 46 × 33 cm
La belle cubiste, 1980
La belle cubiste1980 · 8F · 46 × 38 cm
La guitare, 1980
La guitare1980 · 10F · 55 × 46 cm
Petite guitare cubiste, 1980
Petite guitare cubiste1980 · 16 × 16 cm
Pierrot, 1980
Pierrot1980 · 12P · 61 × 46 cm
Paysage aux pins, 1981
Paysage aux pins1981 · 12P · 61 × 46 cm
Deux femmes nues au balcon, 1982
Deux femmes nues au balcon1982 · 29 × 33 cm
L'envoi, 1983
L'envoi1983 · 40F · 100 × 81 cm
Message corrodé, 1983
Message corrodé1983 · 80F · 146 × 114 cm
Le violon rose, 1984
Le violon rose1984 · 10F · 55 × 46 cm
La partition oubliée, 1985
La partition oubliée1985 · 50F · 116 × 89 cm
La lettre, 1986
La lettre1986 · 50F · 116 × 89 cm
La barrière, 1987
La barrière1987 · 50F · 116 × 89 cm
La luxure, 1987
La luxure1987 · 30F · 92 × 73 cm
Le violoniste, 1988
Le violoniste1988 · 100F · 162 × 130 cm
Nu brun aux affiches, 1988
Nu brun aux affiches1988 · 80F · 146 × 114 cm
Nu couché, 1989
Nu couché1989 · 30F · 92 × 73 cm
Carnet de croquis, 1990
Carnet de croquis1990 · 60F · 130 × 97 cm
Grand été rouge, 1991
Grand été rouge1991 · 80F · 146 × 114 cm
Nu matière rose et bleu, 1991
Nu matière rose et bleu1991 · 50F · 116 × 89 cm
Nu pain d'épices, 1991
Nu pain d'épices1991 · 40F · 100 × 81 cm
Banlieue grise banlieue rouge, 1993
Banlieue grise banlieue rouge1993 · 40F · 100 × 81 cm
Incommunicabilité 2x, 1993
Incommunicabilité 2x1993 · 30F · 92 × 73 cm
Les Paroles s'envolent, 1994
Les Paroles s'envolent1994 · 25 P · 81 × 60 cm
Les signes perdus, 1994
Les signes perdus1994 · 30P · 92 × 65 cm
Les terres bleues, 1996
Les terres bleues1996 · 80F · 146 × 114 cm
Passerelle(l'entre deux mondes), 1996
Passerelle(l'entre deux mondes)1996 · 20F · 73 × 60 cm
Composition matière rose, 1999
Composition matière rose1999 · 120 × 120 cm
Monumentoile, 1999
Monumentoile1999 · 400 × 300 cm
32 œuvres

Rubrique

2005 — 2026

Les Corps

Le corps traverse toute l'œuvre et y revient sans cesse — nus, bustes, silhouettes lovées ou dénudées, saisis dans la pâte plus que dessinés.

Charme minéral, 2005
Charme minéral2005 · 80 × 80 cm
Double corps, 2005
Double corps2005 · 60 × 60 cm
L'or et la chair, 2005
L'or et la chair2005 · 60 × 60 cm
Carnation minérale, 2007
Carnation minérale2007 · 100 × 100 cm
Présence charnelle, 2007
Présence charnelle2007 · 120 × 120 cm
Buste bleu, 2009
Buste bleu2009 · 8F · 46 × 38 cm
Méandres corporels, 2009
Méandres corporels2009 · 120 × 120 cm
Un temps d'hésitation, 2009
Un temps d'hésitation2009 · 80 × 80 cm
Rouge gorge, 2010
Rouge gorge2010 · 8F · 46 × 38 cm
Femme n°1 La belle bleue, 2012
Femme n°1 La belle bleue2012 · 20F · 73 × 60 cm
L'ange bleu, 2012
L'ange bleu2012 · 50F · 116 × 89 cm
La ballerine, 2012
La ballerine2012 · 80F · 146 × 114 cm
Nu rouge et noir, 2012
Nu rouge et noir2012 · 100 × 100 cm
L'impudique, 2013
L'impudique2013 · 100 × 100 cm
L'abandon, 2014
L'abandon2014 · 80F · 146 × 114 cm
Les dessous rouges, 2015
Les dessous rouges2015 · 40 × 40 cm
Dentelles, 2016
Dentelles2016 · 40F · 100 × 81 cm
Ptit nu n°1, 2016
Ptit nu n°12016 · 3F · 27 × 22 cm
Ptit nu n°2, 2016
Ptit nu n°22016 · 3F · 27 × 22 cm
Buste noir et rouge, 2017
Buste noir et rouge2017 · 50F · 116 × 89 cm
Corps blème, 2017
Corps blème2017 · 8F · 46 × 38 cm
Corps lové, 2017
Corps lové2017 · 15P · 65 × 50 cm
Jarretière, 2017
Jarretière2017 · 40F · 100 × 81 cm
Monotype 1720, 2017
Monotype 17202017 · 19 × 16 cm
Nu nacré, 2017
Nu nacré2017 · 40F · 100 × 81 cm
Torse bleu, 2017
Torse bleu2017 · 20F · 73 × 60 cm
Du bleu au corps n°2, 2018
Du bleu au corps n°22018 · 30F · 92 × 73 cm
Femme accroupie, 2018
Femme accroupie2018 · 60 × 60 cm
La pose, 2018
La pose2018 · 40 × 40 cm
Langueur, 2018
Langueur2018 · 60 × 60 cm
Tourne...Dos, 2018
Tourne...Dos2018 · 10 F · 55 × 46 cm
Pti nu n°6, 2019
Pti nu n°62019 · 5F · 35 × 27 cm
Femme nue de dos, 2020
Femme nue de dos2020 · 19 × 14 cm
Le charme au féminin, 2020
Le charme au féminin2020 · 12F · 61 × 50 cm
Ambiguité n°1, 2021
Ambiguité n°12021 · 80 × 80 cm
Ambiguité n°3, 2022
Ambiguité n°32022 · 80 × 80 cm
Femme se dénudant, 2022
Femme se dénudant2022 · 10F · 55 × 46 cm
La cambrure, 2022
La cambrure2022 · 12F · 61 × 50 cm
Ambiguité n°4, 2023
Ambiguité n°42023 · 8P · 46 × 33 cm
Buste bleu, 2023
Buste bleu2023 · 8 F · 46 × 38 cm
Le couple, 2023
Le couple2023 · 40 F · 100 × 81 cm
Le reflet, 2023
Le reflet2023 · 31 × 20 cm
Violine, 2023
Violine2023 · 50 × 50 cm
Ambiguité n°5, 2025
Ambiguité n°52025 · 42 × 30 cm
Ambiguité n°6, 2025
Ambiguité n°62025 · 8P · 46 × 33 cm
Grand nu rouge, 2025
Grand nu rouge2025 · 60F · 130 × 97 cm
La belle enflammée, 2025
La belle enflammée2025 · 10F · 55 × 46 cm
Nu au bas noir, 2025
Nu au bas noir2025 · 6F · 41 × 33 cm
Corps allongé, 2026
Corps allongé2026 · 15P · 65 × 50 cm
Corps étendu, 2026
Corps étendu2026 · 15P · 65 × 50 cm
La déhanchée, 2026
La déhanchée2026 · 12F · 61 × 50 cm
Les trois nus, 2026
Les trois nus2026 · 12F · 61 × 50 cm
Rondeurs corporelles, 2026
Rondeurs corporelles2026 · 25F · 81 × 65 cm
53 œuvres

Rubrique

2002 — 2026

Les Paysages

Plaines champenoises, rideaux d'arbres, falaises et brumes : un paysage réduit à ses masses, où l'horizon tient parfois à une seule ligne.

Face à façade, 2002
Face à façade2002 · 100 × 100 cm
Façade de papier, 2005
Façade de papier2005 · 80 × 80 cm
Façade ocre, 2005
Façade ocre2005 · 8F · 46 × 38 cm
Grisaille et vie en rose, 2005
Grisaille et vie en rose2005 · 12F · 61 × 50 cm
Automne, 2011
Automne2011 · 4F · 33 × 24 cm
Ecume, 2011
Ecume2011 · 6F · 41 × 33 cm
Erg, 2011
Erg2011 · 30 × 30 cm
Falaise, 2011
Falaise2011 · 30 × 30 cm
Horizon clair, 2011
Horizon clair2011 · 6F · 41 × 33 cm
Ondulations cuivrées, 2011
Ondulations cuivrées2011 · 30 × 30 cm
Paysage nocturne n°1, 2012
Paysage nocturne n°12012 · 20F · 73 × 60 cm
Blondeur estivale, 2013
Blondeur estivale2013 · 12F · 61 × 50 cm
Le blond et le roux, 2013
Le blond et le roux2013 · 12F · 61 × 50 cm
Les feux de l'automne, 2013
Les feux de l'automne2013 · 10F · 55 × 46 cm
Paysage bleu et rose, 2013
Paysage bleu et rose2013 · 10F · 55 × 46 cm
Paysage embrumé, 2013
Paysage embrumé2013 · 8F · 46 × 38 cm
Paysage rouge au rideau d'arbres, 2013
Paysage rouge au rideau d'arbres2013 · 50 × 50 cm
Rideaux d'arbres, 2013
Rideaux d'arbres2013 · 50 × 50 cm
Rousseur automnale, 2013
Rousseur automnale2013 · 12F · 61 × 50 cm
La plaine Champenoise, 2014
La plaine Champenoise2014 · 80 × 80 cm
Le bosquet, 2014
Le bosquet2014 · 3F · 27 × 22 cm
Paysage d'hiver, 2014
Paysage d'hiver2014 · 80 × 80 cm
Falaises, 2015
Falaises2015 · 6F · 41 × 33 cm
L'orée, 2015
L'orée2015 · 8F · 46 × 38 cm
Les brumes, 2015
Les brumes2015 · 8F · 46 × 38 cm
Luxuriance automnale, 2015
Luxuriance automnale2015 · 50 × 50 cm
Paysage périurbain, 2015
Paysage périurbain2015 · 40F · 100 × 81 cm
Ressac, 2015
Ressac2015 · 1F · 22 × 16 cm
Rideau d'arbres embrumé, 2015
Rideau d'arbres embrumé2015 · 40 × 40 cm
Solitaire, 2015
Solitaire2015 · 6F · 41 × 33 cm
Lueurs de l'horizon, 2016
Lueurs de l'horizon2016 · 6F · 41 × 33 cm
A flanc de colline, 2017
A flanc de colline2017 · 6F · 41 × 33 cm
Monotype Paysage, 2017
Monotype Paysage2017 · 21 × 16 cm
Monotype Paysage de nuit, 2017
Monotype Paysage de nuit2017 · 21 × 16 cm
Monotype Paysage rougissant, 2017
Monotype Paysage rougissant2017 · 21 × 16 cm
Paysage chaotique n°1, 2021
Paysage chaotique n°12021 · 20 × 28 cm
Paysage chaotique n°2, 2021
Paysage chaotique n°22021 · 26 × 36 cm
L'arbre noir, 2022
L'arbre noir2022 · 23 × 37 cm
La berge, 2022
La berge2022 · 30 × 30 cm
La coline rose, 2024
La coline rose2024 · 6F · 41 × 33 cm
La perspective ocrée, 2024
La perspective ocrée2024 · 6F · 41 × 33 cm
Le bosquet bleu, 2024
Le bosquet bleu2024 · 5F · 35 × 27 cm
Les façades corrodées, 2024
Les façades corrodées2024 · 60 × 60 cm
Eldorado, 2025
Eldorado2025 · 10F · 55 × 46 cm
La petite forêt sombre, 2025
La petite forêt sombre2025 · 8P · 46 × 33 cm
Le vallon rougeoyant, 2025
Le vallon rougeoyant2025 · 12F · 61 × 50 cm
La lande rousse, 2026
La lande rousse2026 · 8F · 46 × 38 cm
La rangée d'arbres, 2026
La rangée d'arbres2026 · 59 × 39 cm
48 œuvres

Rubrique

2000 — 2023

Les Abstraits

Le matiérisme proprement dit. Les Matières corrodées, les Racines, les Évocations : la peau de la toile devient le seul sujet.

Entre la cendre et l'azur, 2000
Entre la cendre et l'azur2000
Les écaillures du temps, 2000
Les écaillures du temps2000 · 20P · 73 × 54 cm
Composition bleue cendrée, 2001
Composition bleue cendrée2001
Dog leg, 2002
Dog leg2002 · 60 × 60 cm
Souvenires telluriens, 2003
Souvenires telluriens2003 · 15F · 65 × 54 cm
Terres fragiles, 2004
Terres fragiles2004 · 8F · 46 × 38 cm
L'or et la matière, 2005
L'or et la matière2005 · 27 × 34 cm
Bribes de lieu, 2006
Bribes de lieu2006 · 40F · 100 × 81 cm
Les fragments rouges, 2006
Les fragments rouges2006 · 30F · 92 × 73 cm
Matières corrodées n°3, 2006
Matières corrodées n°32006 · 8F · 46 × 38 cm
Matières corrodées n°5, 2006
Matières corrodées n°52006 · 15F · 65 × 54 cm
Rythmes telluriens, 2006
Rythmes telluriens2006 · 40 F · 100 × 81 cm
Réminiscence n°8, 2006
Réminiscence n°82006 · 60 × 60 cm
Corrosion ou corruption, 2007
Corrosion ou corruption2007 · 130 × 194 cm
Le feu intérieur, 2007
Le feu intérieur2007 · 100 × 100 cm
Matières corrodées n°6, 2007
Matières corrodées n°62007 · 120 × 120 cm
Matières corrodées n°7, 2007
Matières corrodées n°72007 · 80F · 146 × 114 cm
Matières grises et jaunes, 2007
Matières grises et jaunes2007
Virée nocturne, 2007
Virée nocturne2007 · 100 × 100 cm
Matières corrodées n°10, 2008
Matières corrodées n°102008 · 20F · 73 × 60 cm
Matières corrodées n°11, 2008
Matières corrodées n°112008 · 80F · 146 × 114 cm
Matières corrodées n°8, 2008
Matières corrodées n°82008 · 100 × 100 cm
Matières corrodées n°9, 2008
Matières corrodées n°92008 · 20F · 73 × 60 cm
Le retour des temps rouges, 2009
Le retour des temps rouges2009 · 80 × 80 cm
Matières corrodées n°12, 2009
Matières corrodées n°122009 · 100 × 100 cm
Matières corrodées n°13, 2009
Matières corrodées n°132009 · 60 × 60 cm
Petit monde pétrifié, 2009
Petit monde pétrifié2009 · 8F · 46 × 38 cm
Table des matières, 2009
Table des matières2009 · 100 × 100 cm
Terres vertes, 2009
Terres vertes2009 · 50F · 116 × 89 cm
Dressons des barricades, 2010
Dressons des barricades2010 · 12F · 61 × 50 cm
Racines n°2, 2010
Racines n°22010 · 60 × 60 cm
Racines n°3, 2010
Racines n°32010 · 60 × 60 cm
Terres jaunes, 2010
Terres jaunes2010 · 40F · 100 × 81 cm
Lueurs crépusculaires, 2011
Lueurs crépusculaires2011 · 40F · 100 × 81 cm
Profils, 2012
Profils2012 · 30 × 24 cm
Terre de contraste, 2012
Terre de contraste2012 · 41 × 35 cm
Terre des femmes, 2012
Terre des femmes2012 · 46 × 35 cm
Nuit blanche, 2013
Nuit blanche2013 · 12F · 61 × 50 cm
Mur-mur musical, 2014
Mur-mur musical2014 · 12F · 61 × 50 cm
Racines n°4, 2014
Racines n°42014 · 60 × 60 cm
Table des matières n°2, 2014
Table des matières n°22014 · 30F · 92 × 73 cm
Douce corrosion, 2015
Douce corrosion2015 · 40 × 40 cm
Les ondes blondes, 2015
Les ondes blondes2015 · 40F · 100 × 81 cm
Ambiguité n°4 bis, 2022
Ambiguité n°4 bis2022 · 17 × 24 cm
Evocation n°1, 2023
Evocation n°12023 · 40 × 40 cm
Evocation n°2, 2023
Evocation n°22023 · 40 × 40 cm
Evocation n°3, 2023
Evocation n°32023 · 40 × 40 cm
47 œuvres
Portrait de Philippe Desmonts dans son atelier
Philippe Desmonts dans son atelier · Assencières

Biographie

De la figure à la matière

Né à Troyes le 21 avril 1953, Philippe Desmonts vit et travaille à Assencières, un village de Champagne aux portes de Troyes. Géomètre de formation, c'est en autodidacte qu'il aborde la peinture en 1977.

Son travail sur le motif — paysages, natures mortes, nus — dans un style déjà très structuré, s'oriente peu à peu vers le cubisme. De cette période d'études et de recherches, il retire une solide connaissance des compositions, des collages, des textures, et de l'usage des couleurs neutres aux tons dégradés. Ses rencontres avec Grégoire Michonze, Henri Goetz, Louis Nallard et Paul Rebeyrolle confortent et encouragent sa démarche.

Si sa peinture se dégage progressivement des images proches de la réalité, elle reste fortement influencée par le souvenir de situations vécues ou d'événements du quotidien.

Facture non figurative, dont la démarche se rapproche de celle des expressionnistes abstraits, et où l'utilisation de la matière — résines, poudres, pigments, sables, cendres, papiers — donne à cette peinture un aspect tantôt lisse, tantôt rugueux, presque brutal. La peau de la surface colorée y est striée, griffée, meurtrie ; les couleurs parviennent à une belle tendresse de ton qui s'accompagne d'effets glacés et de transparence, ou deviennent plus violentes et s'étalent en larges aplats. Chaque œuvre, reflet discret d'un réalisme à l'écriture plus ou moins accessible, rassemble des souvenirs égarés et nous invite à la réflexion.

Depuis plus de quarante-cinq ans, Philippe Desmonts montre son travail en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse et au Canada, participant à de nombreux salons, foires d'art contemporain et expositions personnelles.

Quelques dates

1953
Naissance à Troyes, le 21 avril.
1972
Diplôme d'opérateur géomètre, à Dijon.
1977
Vient à la peinture, en autodidacte.
1983
Salon d'Automne, Grand Palais (Paris). Prix du Jeune Peintre de la Société artistique de l'Aube.
1985 — 2011
Salon des Réalités Nouvelles, Grand Palais puis Espace Branly (Paris), presque chaque année pendant vingt-cinq ans.
1986
Lauréat Champagne-Ardenne du concours « Les Peintres à suivre » de la revue Eighty. Exposition à l'École supérieure des Beaux-Arts de Paris, puis exposition itinérante dans vingt villes françaises.
1988
Prix Victor-Chocquet, Hôtel des Monnaies (Paris). Exposition personnelle au Centre culturel d'Alkmaar (Pays-Bas). Exposition à Düsseldorf avec le groupe CARA.
1989
Salon de Mai, Grand Palais (Paris).
1990
Salon d'art contemporain de Monte-Carlo.
1994
Grand Prix du Salon de la Société artistique de l'Aube. Exposition personnelle à la galerie Hermann-Bréard (Rouen).
1998
Centenaire de l'abolition de l'esclavage, île de Gorée (Sénégal).
2002
Exposition personnelle à la Maison du Boulanger (Troyes).
2005
Exposition personnelle à la galerie Miriam Shiell et Toronto Art Fair, Toronto (Canada).
2007 — 2008
Salon Comparaisons, Grand Palais (Paris).
2011
Entre dans la collection Jean-Jacques Lesgourgues.
2013
Invité d'honneur du Salon des artistes et peintres champenois (Troyes).
2019
Exposition rétrospective à la galerie d'Art et d'Or (Châtillon-sur-Seine).
2024
Exposition personnelle à la Maison du Boulanger (Troyes).
Distinctions

Prix du Jeune Peintre, 1983 · Lauréat Champagne-Ardenne, 1986 · Prix Victor-Chocquet, 1988 · Prix du Salon de Béziers, 1991 · Grand Prix de la Société artistique de l'Aube, 1994

Collections publiques

Musée national des Monnaies, Paris · Musée R. Loukine, Arsonval

Collections particulières

France · Pays-Bas · Suisse · Allemagne · États-Unis · Canada · Colombie

Cotation

Figure dans les manuels et sites de cotation de l'art : Artnet · Akoun · Arcadja · Artprice · Bordas · Blouin Art Sales · Meyer

Écrits

Ce que la critique en dit

L'espace est à vif, la matière palpite.

Christian Noorbergenoctobre 2004 · sur l'ensemble de l'œuvre

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L'espace à vif de Philippe Desmonts

La paix étale des enfances disparues et l'incandescence cruelle de la chair sont les sources vives de l'art de Philippe Desmonts. Et les traces d'un corps immense, dans ses profondeurs cachées sous les apparences du dehors, envoûtent les verticales fatiguées des surfaces urbaines.L'oeil âpre du peintre sait voyager dans ces aspérités blessées, dans ces écritures de hasard, et dans ces paysages intimes, fragiles, où se mêlent la ville et la mémoire. Philippe Desmonts ouvre sans le savoir les pages transparentes d'un temps disparu, et l'on voit des traces d'oubli pétrifiées, stupéfiées, brisures d'espaces et de temps, surgir du livre blanc de la mémoire.Eloigné des lumières, Desmonts a d'abord subi les blessures du monde : pluie de ténèbres sur ces fins déserts de silence, cependant que peu à peu l'alphabet de tous les ailleurs est convoqué.Et l'oeuvre peut s'en aller dans le lointain,dans ces espaces de blancheur qui effacent toutes les misères, et d'infimes résonances deviennent d'indicibles fenêtres, à l'intérieur de la nuit. L'opacité, harcelée, s'est mise à craquer, le chaos s'est éveillé, les signes se sont approchés des couleurs et se sont imprégnés de leur chaude et cruelle vitalité.Les cendres d'hier ont pris le goût de la vie, elles ont saisi le rythme accéléré des artères, et le tissu humide des profondeurs charnelles, passant le seuil innombrable de l'absence et du deuil, occupe seul tous les devants d'une scène tragique, rouge et noire.Philippe Desmonts désenfouit, fouille crûment ses immensités pesantes, comme il arrache, toujours plus bas, les pansements accolés de sa mémoire.L'horizon s'étend partout dans les ténèbres. L'espace est à vif, la matière palpite, et, au creux de l'oeuvre, dans le caillot des souvenirs, il pleut du sang.Si la terre est peau d'univers, les corps blancs sont lieux de rencontre et lieux d'amour ténus où s'échangent les îles du dehors et les îles du dedans.

Alphabet des ruines, l'illisible devient visible.

Jean-François Rousseaumars 2002 · sur l'ensemble de l'œuvre

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« Les peintres doivent étudier la science des ombres du rouge », écrivait Stendhal. Personnellement, je ne sais pas ce que les peintres doivent ou devraient faire, et je ne sais rien sur la peinture. Sinon que je l’aime quand elle est bien faite ; que l’amour fait bien ce qu’un peintre a tenté d’en saisir. En allant, en travaillant. De merveilles en désastres… merveilleux ; de réussites en ratages… réussis. Sans plus rien vouloir ni savoir. En aveugle. Mais ce serait plutôt en musicien que Philippe Desmonts aborde la peinture, moins virtuose que soliste passionné par l’aventure des formes. Rompu à l’improvisation, il peut d’emblée donner libre cours à sa palette dès que survient l’instant propice. S’en trouvent sensiblement augmentée la gamme des sensations et comme désaccordé le regard que nous portons sur le tableau, que nous apportons au tableau. Alphabet des ruines, l’illisible devient visible. Mots naufragés qu’un sort contraire arrache à l’espoir d’une possible signification. Ce destin de graffiti s’accomplit dans le feu d’une griffure nombreuse –langage en soi, langage de roncier plus qu’autre chose. Inextricable piège à sursauts graphiques. Emergent, fastueuse présence, ces rocs de dure mémoire troués d’eaux résurgentes qui sont pour le cœur un miroir. Vrillé à cette joie limpide qui monte du profond de l’être, le paysage exulte dans sa tourmente. Peinture du minéral, de la strate, de la sédimentation. Peinture de l’érosion, rivée au bleu du temps. Qu’elle interroge. Qu’elle creuse avec la question de la matière. Qu’elle fouille, riche de tous ses commencements. Peinture de l’immanence. Quelque chose comme la danse d’un sablier dans les bras du désert. Prenez-y garde, ici se dresse, non moins tangible, un mur ; s’y rencontrent toutes les audaces de la nuit, les quelques repentirs du jour : papiers bistrés, marouflés à la diable, sur des gris verrouillés de poussière ; pages d’un carnet intime fouaillées dans leur envol d’éphéméride ; de l’à peine-silhouette y déambule, de loin en loin, de trace en trace, dérisoire apparition qu’aimante la couleur en crue ; une ombre y fait son trou, d’un noir de fournaise, plutôt touche que tache ; de l’affiche déchirée nous fait un pied de zen : qu’y a-t-il derrière ce mur ? Le nu n’y est plus, que du rose ! blessure moins vive, signe dernier d’une absence que gagne le souvenir. A la Belle Noiseuse !… Philippe Desmonts est de ces artistes qui marchent à la peinture –il en reste. Il fait bon l’accompagner sur ce chemin.

(Mars 2002)

Ces apparitions de corps dénudés féminins, entre le minéral et le charnel.

Michel Lagrange4 mars 2023 · sur les corps

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Le premier regard peut se rebuter devant ce qui apparait comme un chaos sans forme. Mais le premier regard n’est jamais le bon quand il s’agit de pénétrer la profondeur énigmatique d’une œuvre d’art. Il faut s’ouvrir au mystère et se laisser porter par ce qu’il y a de visible … et d’invisible. Il est question dans ces toiles, qui semblent sculpturales, de bouleversements, de révélations vitales, de forces dynamiques, telluriques, d’orages, d’espaces bouleversés et bouleversants, de cauchemars en pleine nuit blanche, de jaillissements volcaniques empourprés, à la périphérie de zones consacrées au grand mystère, de corps de femmes iconiques et sacrés, secrets, mêlés aux éléments originels. Un des aspects les plus troublants de ces toiles, ce sont effectivement ces apparitions de corps dénudés féminins, entre le minéral et le charnel. Des corps qui émergent des profondeurs de notre psyché, qui viennent en force, jaillir, saillir, tenter les soleils minéraux. Un érotisme porte ces nudités au cœur de nuits trouées par des éclairs. Des nudités dont le sang n’est pas étranger à nos fantasmes. Des nudités dont le rouge et le noir jalousent les ampleurs incandescentes. Autant de violences silencieuses autour de l’origine du monde, l’alpha et l’oméga de nos désirs impatients, de nos propres démons. Au-delà de cet érotisme, il faut porter son attention sur le fait qu’il s’agit d’une création intellectuelle et sensuelle, d’une ¨cosa mentale¨ , d’une toile enduite de peinture à laquelle le peintre donne du relief , de l’épaisseur, de la matière en quête de dynamisme, de couleurs affrontées, d’unité supérieure, bref, d’une œuvre d’art qui signifie, qui porte son sens et que chacun peut interpréter à sa convenance, selon la conviction de ses yeux sensuels et spirituels. Une œuvre d’art en soi, abstraite juste ce qu’il faut pour que nous soyons libres de la parcourir et de la recevoir, grâce au meilleur de nous-mêmes. Une œuvre d’art, vivante, unique, capable de métamorphoses, car riche de lectures plurielles. Ainsi devons-nous être attentifs aux intentions, aux aveux du peintre, quant au choix des couleurs, des formes, de l’épaisseur de la matière, des assemblages audacieux de teintes et de reliefs…Ainsi naît une peinture qui trouve sa finalité dans ses assemblages jamais fortuits, toujours voulus. Ainsi une œuvre d’art est-elle parfois plus grande et plus profonde que le geste qui l’a créée, que le regard qui la parcourt, et qui doit découvrir tous les pouvoirs secrets de sa vie intérieure.

Quintessentially a french lyrical abstractionist and a painter of exceptional craftsmanship.

René Detroye2005 · écrit en anglais pour l'exposition à la galerie Miriam Shiell Fine Art, Toronto

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The abstract art of Philippe Desmonts

Philippe Desmonts is quintessentially a french lyrical abstractionist and a painter of exceptional craftsmanship. Every one of his work has behind it the weight of a painter's training and experience, and the brush offers us a selection of his rich powers, which are painstakingly conveyed on paper and canvas. His paintings are worked up slowly in a polished economical style in which colour is always discreet. His restrained undertones are modulated in a polytonality in which the rhythm is marked by a rectilinear stress, which never degenerates into stiffness. The rhythm is not arranged in a logical scheme ; it is the result of forms growing through the process of natural accidents, abrupt separations and slow pauses, accumulations and intensifications. Desmonts identifies his consciousness in his way of working towards an emotive sensibility. It is clear to him that an authentic painting must be free of ideological trivia, of the icon versus the non-icon or various other clichés of deconstructive logic. This art is not yet another new abstract style, or newly coined expressionism, rather it is something much more audacious, a new attitude, a new expressiveness that develops its basic drive towards the essential and poetic.